info déc 2014 :  nous tenons à indiquer que depuis la publication de cet article sur notre site en juin dernier, nous sommes assaillis quasiment quotidiennement de commentaires et de contacts téléphoniques. Sous la pression et les menaces, nous avons du apporter des modifications afin de calmer les esprits.

De nombreux producteurs distribuant en vente directe ont  dit « NON » aux sollicitations de la « ruche qui dit oui » (1) Pourquoi ?

Tout d’abord par tromperie pour le consommateur, qui pense acheter un produit en vente directe, alors qu’il s’agit de manière très subtile d’une vente par 2 intermédiaires : le propriétaire de la ruche qui prend env 10% TTC sur le CA réalisé et env 10% TTC pour une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés en 3 ans… stagiaires ou CDD ??), dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce.

Ensuite par éthique, car rémunérer  les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org) entre autres. Les grandes enseignes de la distribution l’ont compris avec les « drive » les consommateurs cliquent sur internet pour commander leur alimentation industrielle. Ils répondent à une réelle demande : de ne plus pousser le caddie, ne plus perdre de temps à faire ses courses. Le paiement en ligne est sous traité par une filiale installée où ? Nous vous laissons devinez…


Quels prix sont pratiqués par les producteurs qui se lancent dans cette aventure ? 

– soit le même prix qu’en contrat AMAP, et faire payer le consommateur 20% plus cher, le prix à payer pour choisir ce qu’il veut quand il veut !
– soit s’aligner sur le prix du marché en vendant moins cher ses produits de 10 à 20%, c’est ce que certains producteurs en AMAP ont malheureusement  commencé à subir, c’est toujours la même histoire !

S’il n’y a pas assez de commandes en ligne, la distribution est annulée pour le producteur qui perd ainsi sa source de revenu alors que la marchandise est produite…
Petit rappel : les grandes et moyennes surfaces prennent une marge brute de 27% en moyenne sur un produit alimentaire (intégrant la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistant ici)

Origines des produits : on parle proximité des produits qui viennent parfois de très loin par l’intermédiaire de transformateurs ou d’artisans (et non des paysans). La gamme des produits n’est pas qu’alimentaire (crème solaire etc) et peut venir de l’agriculture intensive ou raisonnée.

Alternative possible : créer de nouvelles AMAP, alors que l’offre des paysans producteurs bio continue de croître, la demande stagne, profitant à des intermédiaires qui se sucrent sur leur dos. Faire circuler cette information auprès des amapiens qui pourraient être séduits sans être totalement informés par ce nouveau type de « drive » préfigurant  le nouveau i-commerce du 21ème siècle, sans changer les mêmes pratiques capitalistiques du marché.

Notre AMAP BIODEVANT est solidaire et dénonce un système commercial qui favorise la précarité du travail pour les ruches qui touchent individuellement un pourcentage sans leur permettre de vivre de leur revenu. La maison mère de la RQDO répond qu’il s’agit d’un « complément de revenu » bien connu des systèmes de vente pyramidaux…  alors qu’eux touchent  le même pourcentage multiplié par le nombre de ruches…

Notre AMAP BIODEVANT dénonce le fait que cette société  se compare systématiquement à notre réseau bénévole et associatif.

L’engagement associatif va bien au delà d’un geste commercial et nos adhérents en sont bien conscients.

Nous ne sommes pas sur les mêmes fondements, qu’on se le dise !   ce miel a un goût amertume.


(1) La ruche qui dit oui  = Vente par internet, sans engagement, les consommateurs viennent chercher leurs victuailles chez un particulier (responsable de la ruche) très souvent sans croiser le producteur, qui n’est pas obligatoirement paysan bio, mais souvent transformateur ou artisan.
  la ruche qui dit non


55 réponses.

  1. Erik dit :

    Bonjour,

    Je suis salarié de la Ruche qui dit Oui.

    Si le débat est toujours le bienvenu, il serait bon au moins de ne pas propager de contre-vérités :
    http://blog.laruchequiditoui.fr/la-ruche-qui-dit-non-a-la-calomnie-des-amap/

    Bien à vous,
    Erik

    • joffo dit :

      Une belle réponse bien formelle suivant les codes des hautes écoles de commerce. Désolé mais à part me provoquer la nausée cela ne me provoque rien.

      • adambio dit :

        Madame, Monsieur,

        Nous aimerions vous faire part de notre malheureuse expérience en tant que maraicher bio en deux sèvres avec la ruche qui dit oui.
        Récemment installés, nous avons été sollicité par la ruche qui dit oui de Niort pour distribuer nos produits. Etant conscients d’une double commission envers la ruche niort, puis de celle de Poitiers et de Cissé en vienne, ainsi que celle de la maison mère de paris, nous avons quand même tentés, mais très vite nous nous sommes rendus compte de ce qu’est vraiment la ruche qui dit oui et donc décidé de boycotter cette organisation écoeurante. En effet, après avoir déposé tous les documents légaux requis auprès de cette société, il s’est avéré que les virements bancaires sont hélas bloqués sous prétexte que leur prestataire de service ( on ne sait pas qui?) et qu’une nouvelle législation européenne (laquelle, là aussi mystère) nous soupsconnent de blanchiment d’argent voir de participation au financement au terrorisme via la vente de nos légumes BIO!!!! Ne serait-ce pas la ruche qui dit oui qui serait part de tout ceci?
        Il s’agit en fait, de faire travailler l’argent des clients et des producteurs. c’est juste un système pyramidale nous sommes profondément dépités et souhaitons d’urgence faire part à tous les clients et les producteurs de faire blocage à ce système et de revenir aux ventes directes, amaps et marchés locaux.
        Nous vous remercions de ne pas mentionner nos noms mais de diffuser cette expérience afin de prévenir tous les citoyens et producteurs.
        En attendant de vos nouvelles,
        A bientôt

    • Sonia dit :

      Nous en débattrons vendredi 30 octobre 2015 à 21h en direct sur 18 radios

      http://www.fautquonenparle.fr

    • Serre dit :

      Trop d’intermédiaires qui branlent rien. Comme d’hab !

  2. Bio Devant dit :

    Nous ne souhaitons pas opposer les AMAP à la RQDO. Notre objectif est simplement d’expliquer que les Amap ne sont pas des entités commerciales qui touchent un pourcentage sur les ventes. La RQDO est une société SAS qui fait des profits.

    La médiatisation importante faite autour de la RQDO laisse souvent penser que leur démarche n’est pas commerciale… ce qui est fâcheux.

    Nos producteurs sont certains de vendre toute leur marchandise sur une saison puisque les adhérents sont engagés sur la durée et que tout est prévu à l’avance. Ce sont nos producteurs qui fixent leur prix.

    Nous félicitons tous les bénévoles qui donnent de leur temps peu importe le circuit de distribution.
    Nous nous préférons aider des producteurs et non une activité commerciale qui gagne de l’argent sans payer cette main d’oeuvre.

    Une AMAP a une démarche noble et c’est tout ! Bonne rentrée !

    • nico dit :

      en attendant l’amap est très chère, les produits sont aussi, voire plus chers qu’en boutique bio par exemple alors qu’il n’est censé n’y avoir aucun intermédiaire… Alors je pose la question, qui se sucre (bio) au passage ? Sans compter le reste, ambiance très passable, manque de souplesse du système (quand vous vous coltinez systématiquement des betteraves pendant des semaines ça en devient presque comique), bénévolat (vous devez assurer des permanences, décharger les camions, nettoyer la salle etc). Et j’en passe…

      • Lorette dit :

        Cela va faire bientôt 10 ans que je suis dans une AMAP formidable à Dijon. Nos maraîchers sont généreux, les paniers magnifiques et diversifiés même l’hivers. Tenir une permanence est toujours un plaisir. Un moment de rencontre et d’échange. C’est une autre façon de consommer bien plus agréable que de passer les portes d’un super marché.

      • Leila dit :

        Je suis d’accord avec vous.
        Je m’étais inscrite à LRQDO et j’ai été très déçue de comparer le prix réel des producteurs aux prix réellement vendu.
        Exemple : un poulet non bio (ni label rouge) 9.90€ le kg, vendu direct par le producteur : 7.60€ le kg, c’est une énorme différence.
        Poulet bio chez mon boucher bio, 9.70€ le kg, donc je continue à prendre ma viande chez mon boucher bio…
        1 kg de pommes dans mon magasin bio (même variété) 1.65€/kg, à LRQDO, 2.90€.
        Pâte à tartiner chocolat noisette 750gr dans mon magasin bio, 5.35€ (sans huile de palme), à LRQDO 6€ les 350gr non bio, donc, j’ai laissé tomber…

        • Jack dit :

          ÊTes vous sur de savoir qui est comment votre poulet est élevé, quel est sa nourriture ?
          Ne faut il pas avoir à faire directement au producteur ?

      • GUISSET dit :

        Bonjour,
        je fais partie d’une amap depuis qqs temps et ai été adhérente d’une autre avant déménagement… Je ne parlerai donc que de ces deux expériences car je n’aime pas les généralisations ! Je ne reconnais absolument pas le tableau des amap que décris Nico, à savoir : le prix de mon panier amap est tout à fait raisonnable, l’ambiance est toujours conviviale, variété des produits de saison, 4 permanences de 2 heures sur une année qui ne sont pas vécues pour moi comme une corvée, et surtout de très bons produits… Nico, avez-vous déjà fait partie d’une amap ? Cordialement, Sylvie

    • Tacher dit :

      Merci pour votre site. J’ai failli moi-même acheter des produits via la ruche qui dit oui (d’abord le nom n’aspire à rien), pensant qu’il s’agissait seulement d’une association.
      Hormis des prix exagérés (produits plus chers que des produits biologiques en magasin bio), j’avais constaté qu’il n’y avait rien de bio, que les producteurs étaient souvent de grands producteurs régionaux (culture intensive), ou bien par exemple, pour le fromage, seulement des affineurs (qui ne produisent pas eux même leur fromage). Il y a aussi si peu d’information sur le producteur que tout m’a déchantée. Le site de ma région propose des biscuits fabriqués avec des produits de supermarchés (ce que je peux faire aussi), mais aussi des produits fabriqués en chine à des prix exorbitants (comme des couches bébé non bio lavables à 28 euros la couche alors que je peux les trouver à moins de 10 euros et en plus bio).

      Je continue à acheter à ma boucherie locale (d’ailleurs, j’ai de la chance, ils ont la meilleure viande de la région) ou chez un agriculteur du coin (direct).

  3. Bio Devant dit :

    Pour info : EQUANUM
    26 Rue DAMREMONT
    75 018 PARIS 18
    CA 2013 : 745 272€
    Effectif total : 1 à 5
    Président : Guilhem Cheron
    Président du conseil de surveillance : Guilhem Cheron
    Directeur général : Marc-david Choukroun
    Enseigne : LA RUCHE QUI DIT OUI
    Activité : Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (7022Z)
    Forme jurid. : SAS
    Créée : 01/10/2010
    Capital (€) : 5 785
    SIREN : 528203755 / SIRET : 52820375500012
    TVA intracommunautaire : FR71528203755

    Compte de résultat
    31/12/2013 31/12/2012 Variation Evolution %
    12 mois (EU) 12 mois (EU) 12 mois (EU) 12 mois

    Chiffre d’affaires*  745.300  210.400  534.900 254,23%
           – dont export  0  0  0 0,00%

    Production*  744.000  420.900  323.100 76,76%

    Valeur ajoutée*  118.000  76.300  41.700 54,65%

    EBE  – 731.800  – 188.100  – 543.700 -289,05%

    Résultat d’exploitation  – 588.500  – 221.000  – 367.500 -166,29%

    RCAI  – 622.800  – 221.400  – 401.400 -181,30%

    Résultat net*  – 486.800  – 172.900  – 313.900 -181,55%

    Effectif moyen  non précisé  non précisé  0 0.00%

  4. Bio Devant dit :

    Nous recevons beaucoup de post concernant cet article. Nous avons décidé de ne publier qu’un seul droit de réponse qui est d’ailleurs le premier que nous avons reçu.

    La tolérance demeure notre grand principe car il faut de tout pour faire un monde.
    En revanche, nous insistons sur les fondamentaux de la transparence.

    Nous AMAP, nous préférons aider le producteur en premier et nos adhérents ensuite. Ils sont conscients de leur contribution et prêts à faire l’effort de ne pas choisir le contenu de leur panier. La plupart adorent même.

    Gardons nos activités de chef d’entreprise pour la rentabilité et le profit mais c’est dans d’autres domaines sans laisser croire que… On ne mélange pas les genres… Les résultats d’exploitation indiqués de la RQDO aux bilans 2012 et 2013 correspondent à leur stratégie. Nous n’avons aucun commentaire à faire.

    Les amap sont souvent gérées par des gens conscients des enjeux de la consommation et plus globalement des enjeux du système agricole.

    Nous ne sommes en guerre contre personne mais n’excluons pas quelques « coup de gueule » quand cela nous démange.

    Bonne continuation à tous, considérons que le débat est clos.

  5. Serge GRASS dit :

    Je partage totalement l’analyse.
    J’ai créé avec des mais en 2004 une association reposant exclusivement sur le bénévolat. Elle actuellement fonctionne en Franche Comté. Son objectif : créer un réseau de distribution cogéré par les consommateurs et les producteurs pour qu’ensemble nous reprenions le contrôle de notre pouvoir économique. La distribution dans des points de regroupements mis gratuitement à disposition est confiée à des producteurs ce qui conduit à ce que la valeur ajoutée de la distribution reste dans le monde agricole. L’association repose en totalité sur le bénévolat. Il n’y a pas de permanent rémunéré. Le concept et le site Internet est mis gratuitement à dispositions de tous ceux qui sont intéressés sur le territoire national. Il est à noter que si je pratiquais les marges de la ruche, je me serais mis 110 000€ dans les poches durant les 2 dernières années !

  6. Marion dit :

    La ruche n’est qu’un service commercial qui surf sur la vague bio-écolo-local…

    Les amap un vrai engagement militant pour soutenir un producteur.

    Pour moi, cela fait une grosse différence…

  7. Bio Devant dit :

    Suite à la parution ce jour 22 novembre 2014 d’un article dans Le Point

    Notre commentaire n’a pas été validé alors que d’autres écrits après le sont… Voici donc notre réponse :

    Il est singulier que vous utilisiez le mot de BOBO car à aucun moment vous n’avez évoqué ce terme lorsque vous nous avez contacté.
    Je veux juste ajouter que ce qui est fâcheux, c’est que la RQDO se compare systématiquement aux AMAP dans tous les reportages nombreux auxquels ils participent . Le « c’est comme une AMAP » a fini par nous agacer.
    Il a bien d’autres sociétés commerciales qui se présentent sans ambiguité sur la toile et qui existent depuis bien plus longtemps. Les magasins BIO de notre ville sont des partenaires aussi car l’important est que les gens mangent sainement.
    Pourquoi ne pas avoir interviewé un producteur non satisfait par la RQDO ? Il y en a aussi.
    A trop vouloir communiquer, on en perd l’essentiel. La transparence !
    Les AMAP sont un mouvement associatif constitué de Bénévoles tournés vers leurs exploitants. Insinuer que notre mouvement est « daté » n’est pas agréable car nos adhérents sont les plus informés et les plus lucides.
    La RQDO veut révolutionner la distribution ? bonne chance !

    • Erika dit :

      pour ma part j’ai essayé d’être dans plusieurs Amap mais ça n’a jamais fonctionné (pas de réponse à mes mails, paniers trop gros donc gâchis, liste d’attente de 2 ans… Du coup je me suis tournée vers la Ruche, plus simple pour moi. Je ne suis pas une « bobo », mais une jeune femme trentenaire qui n’a pas envie de consommer dans la grande distrib et très engagée en association, dans la permaculture également. Je trouve ce débat très contre productif. A la Ruche de Herblay, j’ai trouvé plein de petits producteurs sympas, des produits de qualité, on se rencontrait dans une maison de retraite puis dans une annexe de crèche, bien loin de l’image que vous véhiculez. On a même fait des petites rencontres autour de produits sans gluten, etc. Tout le monde était plutôt satisfait. Le problème en France, c’est qu’au lieu de se soutenir, les gens ne font que se tirer dans les pattes, pour des histoires d’ego et au détriment des consommateurs. Oui il y a de la demande, oui, quand on fait un travail de qualité, c’est normal d’avoir des marges et de gagner des sous. Des produits bon, bios et locaux (c’est au consommateur de se renseigner sur l’origine du produit), où est le problème?

      • Thierry dit :

        Je suis tout à fait d’accord avec Erika.
        Je ne me suis pas entendu avec l’AMAP local (Aix en provence) et je ne puvais traiter 1/2 panier.
        La RQDO près de chez moi est
        – Moins cher que BIO C’BON, MARCEL et FILS, …
        – Je prends ce que je veux
        – Les producteurs sont effectivement présents (majoritairement)
        – Les produits sont circuits courts pur légumes / fruits, plus éloignés pour viande / …
        – Pour le VIN, je suis allé voir le producteur qui est effectivement Raisonné et non BIO mais sans sulfites !
        Je suis parfaitement satisfait.
        Que des gens gagnent de l’argent, tant mieux, c’est la pérennité de l’affaire !

        • Jack dit :

          Complétement d’accord je suis client de la ruche et je connait les producteurs à qui j’achète, je n’ai aucune obligation d’achat et je peut rendre visite aux producteurs pour vérifier leurs méthodes.
          En magasin on vend du Bio qui quelquefois vient de l’étranger avec d’autres normes ?? non merci.
          Pour moi l’essentiel est d’acheter :
          Ce que je veut…quand je veut..et que je puisse voir la production…
          et si je paie un peu plus cher, il me semble que La Ruche à des services administratifs…du personnel…donc il est normal que ces derniers prélèvent une com.
          ça ne me choque pas !
          Travailler vous pour rien ??

  8. thomas dit :

    salut, je suis maraicher, et je me demande quel est le salaire moyen d’un maraicher en AMAP, et son nombre d’heure dans la semaine, et le nombre de semaine de travail dans l année.

  9. chris dit :

    Bonjour,
    C’est en tant que consommatrice opposée à l’industrie agro-alimentaire que je découvre votre article et je m’aperçois avec effarement combien nous sommes bernés alors que j’avais entendu parler de la RQDO sur France-Inter en positif bien sûr.
    Merci pour cette information que je me ferai un plaisir de faire circuler!

  10. Frederic dit :

    En gros ils font des supérettes en mode Uber (1 plate-forme au coût d’exploitation dérisoire, des prix un peu moins cher que la distrib classique et sabrage des revenus de detaillants).

    En le regardant comme ça, on dirait un truc de petits malins américains pour que le site rentre les sous quasi sans effort 1 fois le site fait.

    Qu’en pensent les autres lecteurs ?

  11. Gaiero stephanie dit :

    Et en plus il faut savoir que les ruches sont subventionnees ,que cela n est pas de la vente en directe ,et que pour que le responsable garde des clients satisfaits contrairement q ce qui est annonce ce sont toujours nous producteurs qui arrondissons a notre desavantage. L etique de ce systeme laisse a reflechir sur la nouvelle prise en otage de la production alimentaire. S

    • zoulette 38 dit :

      je suis producteur je livre plusieurs ruches c est de la vente directe le produit est remis du producteur aux mains du consommateur directement le fait qu un site internet gere les commandes et les règlements ne fais pas de cela un intermédiaire comme avance certaines personnes le site n achete pas pour revendre il prend juste une commission sur les ventes.

  12. Fifi82 dit :

    Pas d’avis sur le principe de LRQDO, mais un ami producteur m’a raconté les technique marketing ultra aggressives de gérant de ruche qui en ont que pour les profit : demarchage par telephone, denigrement des autres circuits (et meme des gerants d’à coté !), menace envers les producteurs,distribution de produits 1 semaine + tard pour forcer le client a revenir, etc… C’est dans le 82 et ca semble recent mais c’est forcéement avallisé par la compagnie mère, surement pour faire encore + de profits.
    Pour prouver que c’est vrai, j’ai mis après un exemple un messages qui sont envoyé aux producteurs : menace de virer le producteur s’il livre pas meme s’il a pas fait assez de vente, denigrement d’un autre circuit court (le drive…?), obligation de faire des plateaux cadeaux aux clients.
    Le principe de LRQDO est peut-etre pas mauvais mais les personnes qui sont derière sont vraiment la que pour le pognon.

    Un exemple :
    > bonjour à tous
    > je viens de prendre une décision que j’espère vous comprendrai… qui ne
    > concerne pas tout le monde … mais que je vous envoi à tous
    >
    > A PARTIR DE LA DISTRIBUTION DE MARDI 9 JUIN
    > ceux qui ne livreront pas…ou ceux qui augmente leur quota en pleins milieux
    > de vente… au bout de 3 fois…(sauf pour ceux qui ont une excuse
    > valable)….. car c’est comme ça que certaines abeilles ne commandent
    > plus…je ne prendrais plus les produits de ces producteurs… car je commence
    > à en avoir marre des producteurs qui ne jouent pas le jeu…c’est pas comme
    > ça que la ruche grandira…si personnes y met du sien c’est moi qui suis trop
    > gentille car moi aussi je suis productrice et quota ou pas je livre quand
    > même les autres ruches… et donc je ne ferais travailler que ceux qui vont
    > dans CE sens…ceux qui veulent, comme moi, faire vivre la ruche. les
    > plateaux sont là pour ceux qui livrent par GENTILLESSE et ne sont pas du
    > coup obliger de rester sur la vente
    >
    > IL N’Y A AUCUNES OBLIGATIONS JE LE SAIS…. MAIS SI VOUS ÊTES SUR LA RUCHE
    > C’EST QUE VOUS CROYAIT EN ELLE ET JE ME SUIS RENDU COMPTE QUE SI ON LIVRE
    > PAS TOUJOURS LES GENS NE VEULENT PLUS COMMANDER CAR ILS ONT PEUR DE CA
    >
    > l’éternelle question « le producteur va t-il livrer? SI vous étiez sur le
    > drive il n’y aurait pas de quota et même pour 5 euros vous seriez obliger
    > de livrer….
    >
    > j’en profite aussi pour vous signaler que pour le 16 juin il y a 4 plateaux
    > cadeaux POUR CEUX QUI VEULENT PARTICIPER je vous donne le nom des clients

  13. Philippe Betschart dit :

    Voilà une réaction de conservatisme, opposer votre système associatif vertueux aux méchants capitaliste est une réaction bien française, vous ne créez pas d’emploi avec vos Amap. Lrqdo à une vocation commerciale elle a mis de l’l’argent, créée de la valeur…. c’est inovant et ça marchera peut être…
    Ça c’est comme les taxis… peur de la concurrence… pauvre France

  14. Cerise dit :

    De ce que j’ai compris au niveau des quotas c’est l producteur qui le fixe et pas la RQDO.C’est le minimum pour lequel il accepte de se déplacer et si ce n’est pas atteint je crois qu’il peut livrer tout de même.
    Sinon pour ma part je trouve que certains acteurs de cette « organisation » manque d’amabilité et en effet chez eux la com est très importante.C’est ce qui doit expliquer que si vous ne rassemblez pas assez vite des adhérents pour votre ruche en construction,ils vous la suppriment et refusent toute nouvelle tentative.
    Dans celle où je me fournissais j’ai déjà vu des produits venus de l’étranger et en effet ce n’est pas exclusivement bio !

  15. Christophe dit :

    Bonjour,
    peut-être faut-il de tout pour faire un monde, les AMAP et la RQDO.
    Non ?
    Cordialement

  16. David Hébert dit :

    Bonjour,
    J’habite en Franche-Comté.
    Svp, de quelle association s’agit-il ?

  17. clémentine dit :

    Je ne remet pas en cause le fait que la comparaison AMAP / RQDO vous agace. Ce n’est pas la même chose, soit. En revanche, je ne vois pas le problème que la RQDO grossisse et embauche du monde. A trop montrer du doigt ceux qui réussissent on coupe court à toute initiative et à toute idée nouvelle… surtout quand ce sont des idées qui (pour une fois) font avancer les choses dans le bon sens (consommation locale et responsable).
    Mieux vaut que ce soit la RQDO qui embauche que Carrefour. Même s’ils se font de la marge et que c’est un fonctionnement imparfait, comme vous le soulignez. Autant mettre en avant des entreprises qui sont responsables, proposent des produits de qualité et locaux.
    Je trouve plutôt chouette que des gens puissent gagner de l’argent en travaillant dans la RQDO de leur commune. Le bénévolat est une bonne chose mais il faut aussi vivre dans la réalité, il faut gagner sa vie, et si on peut le faire en servant une cause (plutôt) honorable, alors pourquoi se priver.
    Enfin, toutes les RQDO n’ont pas le même fonctionnement, et j’imagine que certaines sont plus regardantes sur la démarche des agriculteurs et la qualité des produits proposés. (j’ai un exemple près de chez moi d’une ruche qui est consciencieuse).
    Pas besoin de comparer, ce sont deux fonctionnement différents, mais nul besoin de jouer les extrémistes du bio et du parfait citoyen…

  18. ejarque dit :

    je suis à une ruche qui dit oui et si je suis consciente de l’aspect commercial, je trouve que votre article dit des contre vérités qui me gène. A vouloir trop taper sur les autres on finit par se décrédibiliser.
    La ruche de Bercy est locavore, les produits bruts ou transformés viennent de producteurs à moins de 150 km de Paris.
    Les producteurs ont choisi de travailler avec la Ruche, on ne leur a pas mis le couteau sous la gorge.
    Je n’approuve pas tout des pratiques de la ruche, mais je n’ai jamais trouvé une AMAP qui me satisfasse pleinement (je parle en ravitaillement de légumes et de fruits) ce qui n’est pas le cas de la ruche.
    Cordialement

  19. Bertrand dit :

    Il n’y a pas que les bio qui savent BIEN travailler pardon! Maraicher en agriculture normale (tout pousse dans terre) beaucoup de légumes sont produits sans aucun traitement, n’oublions pas qu’il existe de nombreux produits de traitement pour les bio (produits qui peuvent aussi nuire aux auxiliaires de culture), alors ne soyons pas trop dogmatiques. Il y a de la place pour tous!

  20. […] donc des idées issues du monde des alternatives pour en faire des produits. L’exemple de « La Ruche qui dit oui »  en dit long (clique sur le lien pour lire le texte d’AMAPs sur la question). Durant la […]

  21. LEFEBVRE dit :

    Bonjour,
    Tous les produits des diverses enseignes dits « bio »citées ci-dessus, sont-ils tous certifiés « écocert » ?
    Merci

  22. Forsans dit :

    Bonjour à tous! Ayant pris pour résolution cette nouvelle année 2016 une nouvelle manière de consommé je suis attentif à votre débat. Aussi je viens après les conseils d un ami de prendre un abonnement chez RQDO dans l’idée de consommer des produits venant de producteurs du coin et sans avoir à faire les courses dont j ai horreur et sans me ruiner..! Je vous avoue que vos témoignages me choquent après l’idée que je m’étais faite de RQDO!! Mais cela dit ! Je vous avoue aussi que ne pas choisir mon panier est quand même assez dérangeant pour mon organisation alimentaire… Mais quelle est la meilleur solution….!? Adio! Du Pays-Basque

  23. Cagette.net dit :

    Je suis l’auteur du logiciel libre Cagette.net qui est un équivalent “libre” ( open source ) de La Ruche qui dit Oui.
    L’objectif est de proposer le même type d’outils et de facilités que “La Ruche” à tout type de groupe : AMAP ou groupement d’achat citoyen.
    Le logiciel peut être gratuitement utilisé si on sait installer un serveur web, ou hébergé par nos soins pour un cout forfaitaire de 150€TTC à l’année, AUCUNE commission sur les ventes.

    Nous participons actuellement à un concours pour financer un tour de France pour faire découvrir le logiciel dans toute la France , nous avons besoin de votre soutien !

    Notre site : http://www.cagette.net
    Votez pour nous ! : http://www.cagette.net/aviva

  24. zoulette 38 dit :

    bonjour je suis producteur de porc en plein air en elevage conventionnel, je n ai rien contre le bio mais quand on voit toute les derogations que les producteurs peuvent avoir je suis un peu écoeuré.j ai eu un controle des service veterinaire il y a deux ans portant sur mon stock de pharmacie et mon registre sanitaire de mon exploitation,la conclusion du controleur m a fais plaisir il ma dit que traitais moins mes animaux que certains producteurs bio.
    aujourd hui on peut faire de la qualité sans faire du bio.
    je livre actuellement neuf ruches je trouve ce système de vente très bien pour moi,pas besoin de gérer les règlements et les factures , une feuille a4 de recapitulatif par trimestre suffit pour le comptable.contrairement a ce que certain dises la ruche est bien un site de vente directe.
    mais je précise que je suis egalement sur le point d intégrer des amaps ce qui s avere un peu plus compliqué au départ mais je pense qu il ne sert a rien de ce tirer dans les pattes car la clientelle n est pas la meme.

  25. […] premières dérives surviennent et froissent les valeurs véhiculées et les producteurs eux-mêmes. Les clients risqueraient de l’être aussi -froissés- en apprenant que […]

  26. Permaculture dit :

    Rien qu’à lire ces noms « Xavier Niel, Marc Simoncini, Christophe Duhamel » on comprend vite la chose et ses enjeux…

    Business is business…

    Vive les AMAPs!

  27. Amélie dit :

    Cet article est intéressant et instructif. Cliente d’une ruche depuis… 2 commandes, je trouve qu’en effet les prix sont assez chers et je comprends mieux vu que finalement ce n’est pas si direct que ça.
    Je ne pensais pas que la propriétaire de la ruche prenait autant de % du CA, honnêtement je trouve ça un peu beaucoup. A part ça jusqu’ici je suis très satisfaite.
    Mais surtout quoi ? J’ai voulu m’inscrire à une AMAP, il y en a une seule dans le coin (Massy), avec une liste d’attente longue de plusieurs années si j’ai bien compris…
    Donc… ok pour l’AMAP, ça aurait été mon premier choix, mais je ne peux tout simplement pas y avoir accès ! Je suis donc ravie de trouver une option, certes pas parfaite, mais raisonnable.

  28. wondy dit :

    Bonjour,
    Il y a du pour et du contre et je vous remercie de tenter, un peu maladroitement, de remettre du vrai dans le propos.
    Toutefois… Il me semble que vous tirez qq conclusions hatives. Notamment sur la venalite des managers de ruches. Les assimiler, les comparer a des requins connus comme Niel ou Simonici alors que la plupart (que j’ai rencontre) ne sont que des particuliers qui essaient de faire bouger les lignes ne vous honore pas.
    Alors oui, au depart il y a des investisseurs et des methodes qui ressemble a celle que l’on souhaite combattre. Mais sur le terrain c’est TRES different. Je n’ai vu que des producteurs qui tentent de faire au mieux pour chacun, des managers de ruche vraiment qui essaient de trouver la bonne formule pour le conso et enfin, des consommateurs qui semblent tres content de leur operation. Tant par la facilite d’achat, la diversite des produits, sans se ruiner et aussi pour la majorite (petit sondage local) l’etiquette « green » qui leur fait du bien apparemment.
    Bref, le denigrement (ils sont pas aussi bien que nous) mene au debordement (ce sont des escrocs de la finance), et le debordement au discredit (le conso compare et… comprend).

  29. […] Attention…pourquoi les amap disent NON à … – Nous ne souhaitons pas opposer les AMAP à la RQDO. Notre objectif est simplement d’expliquer que les Amap ne sont pas des entités commerciales qui touchent un … […]

  30. On va relayer cette mascarade sur notre blog. C’est vraiment pas top top comme histoire…

    • fanny dit :

      Bonjour, je voulais juste dire que je suis responsable de ruche, personnellement tous mes producteurs sont dans un rayon maximum de 200 km de ma ruche, ils sont pour une grande partie en agriculture biologique et pour les autres en raisonnée, ce sont eux qui fixe leurs prix et en effet une commission de18% est prise sur leur vente, il faut savoir que la ruche à créée des emplois et continue d’en créée je ne vois pas où est le problème, il est normal d’être rémunéré quand on effectue un travail et cela n’empêche en rien d’être investi dans l’écologie et surtout dans la survie de nos petits producteurs, d’ailleurs les amaps, les ruches, les drives fermiers… ont permis à un grands nombres de producteurs de sortir la tête de l’eau et de ne plus travailler à perte. Je pense qu’il ne faut pas casser du sucre sur le dos des autres mais plutôt s’aider et se battre ensemble contre les industries agroalimentaires et les grandes surfaces…et il faut permettre au consommateur de pouvoir choisir laquelles de ces formules lui convient, car nous sommes tous différents et n’avons pas tous les mêmes besoins et les mêmes attentes. Après chacun est libre de penser ce qu’il veut mais il vaut mieux se renseigner avant de faire de tels accusations…

  31. Jaitestelaruchedemonquartier dit :

    J’ai teste la ruche qui dit oui et je crois vraiment avoir idéaliser cette nouvelle experience de consommation, d’apres les reportages du style « on est plus des pigeons » qui m’a fait connaitre ce systeme, je m’attendais a un evenement chaleureux, d’echange avec les producteurs ou au moins d’échanges avec les personnes presente sur le stand peut etre meme une petite buvette meme payante aurait ete agreable, au lieu de ca alors que je me suis presente comme nouveau et qu’il y avait pas de rush les gens ont ete assez froid, meme pas au revoir bien qu’ayant insiste, les gens ne font pas attention a vous et j’avoue avoir ete tres decu… Les produits etaient chers et j’attendais qu’en retour il y est au moins ce petit plus qui rend les choses agreable mais non… Meme un supermarché tradi est plus agreable. Je ne referais pas de nouveaux achats et en plus qu’en je lis que c’est 20% plus cher ou que le producteurs est oblige de baisser son prix pour payer 10 % le mec de la ruche que j’ai pu croise qui ne m’a meme pas de accueillit ou du moins la fait comme une vache a lait. Je l’ai amer… Bref bof en fait.

  32. CAPUT dit :

    J’ ai été cliente de LRQO à Paris 11è et j’ ai été très déçue par les produits.
    Les bénévoles étaient très sympa, là , pas de problème, mais les produits n’ étaient pas terribles et j’ ai trouvé assez cher.
    J’ avais commandé des pinces de tourteaux et je pensais me régaler, en fait la chair était caoutchouteuse et sans aucun goût, les yaourts avec des parfums comme le gingembre, le thym et bien d’ autres n’ avaient pratiquement aucun goût, alors que je me faisais une joie de découvrir des parfums nouveaux. Les légumes n’ étaient pas vraiment frais et les fines herbes la plupart du temps étaient toutes ratatinées.
    Je pourrais encore continué, hélas, mais il ne faut pas que j’ oublie que lorsqu’il n’ y avait pas assez de commandes et bien lorsque vous alliez chercher votre commande , les produits commandés par vous, étaient absents alors que vous comptiez dessus, car bien entendu on ne vous prévenait pas, vous étiez mise devant le fait accompli.
    Je n’ y suis pas resté longtemps, car finalement c’ était cher pour ce que c’ était et pas vraiment frais.
    Bon il y avait quand même des produits qui étaient bons et frais,
    Maintenant, il se peut qu’ il y ait des LRQO qui soient beaucoup plus sérieuses…….
    En tout cas, je ne leur fais pas de pubs!

  33. […] Attention…pourquoi Les Amap Disent NON … – info déc 2014 : nous tenons à indiquer que depuis la publication de cet article sur notre site en juin dernier, nous sommes assaillis quasiment quotidiennement […]

  34. Francine dit :

    Bonjour,

    J’ai un peu voir beaucoup de mal avec votre article.

    Je comprend votre point de vue mais j’ai beaucoup de mal surpoorter les accusations non fondées.

    salariés en 3 ans… stagiaires ou CDD ?? si vous vous étiez renseigné avant vous le sauriez puisque les infos disponibles au plublic.

    Le paiement en ligne est sous traité par une filiale installée où ? Nous vous laissons devinez… EUh je sais pas ….La FRance ….

    Notre AMAP BIODEVANT dénonce le fait que cette société se compare systématiquement à notre réseau bénévole et associatif. Ou ? sur quel support ? quand ?

    a ruche qui dit oui = Vente par internet, sans engagement, les consommateurs viennent chercher leurs victuailles chez un particulier (responsable de la ruche) très souvent sans croiser le producteur ha bon vous êtes allez combien de fois rechercher vos victuailles sans croiser de producteurs… ou alors c’est la voisine de copine à votre grand-mère qui vous l’a répété ….
    , qui n’est pas obligatoirement paysan bio, mais souvent transformateur ou artisan. La encore je veux des chiffres, des statistiques , …

    Rien des accusations des mots en l’air et rien de creusé rien de tangible …

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