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Attention…pourquoi les amap disent NON à la Ruche qui dit oui

info déc 2014 :  nous tenons à indiquer que depuis la publication de cet article sur notre site en juin dernier, nous sommes assaillis quasiment quotidiennement de commentaires et de contacts téléphoniques. Sous la pression et les menaces, nous avons du apporter des modifications afin de calmer les esprits.

De nombreux producteurs distribuant en vente directe ont  dit « NON » aux sollicitations de la « ruche qui dit oui » (1) Pourquoi ?

Tout d’abord par tromperie pour le consommateur, qui pense acheter un produit en vente directe, alors qu’il s’agit de manière très subtile d’une vente par 2 intermédiaires : le propriétaire de la ruche qui prend env 10% TTC sur le CA réalisé et env 10% TTC pour une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés en 3 ans… stagiaires ou CDD ??), dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce.

Ensuite par éthique, car rémunérer  les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org) entre autres. Les grandes enseignes de la distribution l’ont compris avec les « drive » les consommateurs cliquent sur internet pour commander leur alimentation industrielle. Ils répondent à une réelle demande : de ne plus pousser le caddie, ne plus perdre de temps à faire ses courses. Le paiement en ligne est sous traité par une filiale installée où ? Nous vous laissons devinez…


Quels prix sont pratiqués par les producteurs qui se lancent dans cette aventure ? 

– soit le même prix qu’en contrat AMAP, et faire payer le consommateur 20% plus cher, le prix à payer pour choisir ce qu’il veut quand il veut !
– soit s’aligner sur le prix du marché en vendant moins cher ses produits de 10 à 20%, c’est ce que certains producteurs en AMAP ont malheureusement  commencé à subir, c’est toujours la même histoire !

S’il n’y a pas assez de commandes en ligne, la distribution est annulée pour le producteur qui perd ainsi sa source de revenu alors que la marchandise est produite…
Petit rappel : les grandes et moyennes surfaces prennent une marge brute de 27% en moyenne sur un produit alimentaire (intégrant la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistant ici)

Origines des produits : on parle proximité des produits qui viennent parfois de très loin par l’intermédiaire de transformateurs ou d’artisans (et non des paysans). La gamme des produits n’est pas qu’alimentaire (crème solaire etc) et peut venir de l’agriculture intensive ou raisonnée.

Alternative possible : créer de nouvelles AMAP, alors que l’offre des paysans producteurs bio continue de croître, la demande stagne, profitant à des intermédiaires qui se sucrent sur leur dos. Faire circuler cette information auprès des amapiens qui pourraient être séduits sans être totalement informés par ce nouveau type de « drive » préfigurant  le nouveau i-commerce du 21ème siècle, sans changer les mêmes pratiques capitalistiques du marché.

Notre AMAP BIODEVANT est solidaire et dénonce un système commercial qui favorise la précarité du travail pour les ruches qui touchent individuellement un pourcentage sans leur permettre de vivre de leur revenu. La maison mère de la RQDO répond qu’il s’agit d’un « complément de revenu » bien connu des systèmes de vente pyramidaux…  alors qu’eux touchent  le même pourcentage multiplié par le nombre de ruches…

Notre AMAP BIODEVANT dénonce le fait que cette société  se compare systématiquement à notre réseau bénévole et associatif.

L’engagement associatif va bien au delà d’un geste commercial et nos adhérents en sont bien conscients.

Nous ne sommes pas sur les mêmes fondements, qu’on se le dise !   ce miel a un goût amertume.


(1) La ruche qui dit oui  = Vente par internet, sans engagement, les consommateurs viennent chercher leurs victuailles chez un particulier (responsable de la ruche) très souvent sans croiser le producteur, qui n’est pas obligatoirement paysan bio, mais souvent transformateur ou artisan.
  la ruche qui dit non


39 Comments

    1. Je réagis à l’article sur la Ruche qui dit oui.
      J’y suis inscrite et j’y suis allé une seule fois. C’était sympa de rencontrer les producteurs locaux.
      Cependant, je n’y ai pas trouvé mon compte. Uniquement 2 ou 3 produits étaient bio sur ma Ruche et les prix pratiqués étaient les mêmes, vois plus chers, que ceux de la Biocoop où tous les produits sont bio.
      Je signale par ailleurs que nous sommes inscrits dans une AMAP et que malgré les contraintes que ceci comporte nous en sommes ravis.

  1. une alternative à la Ruche qui rackette, c’est la mise en place d’un comptoir paysan.
    c’est un système équivalent de commande sur internet mis en place par les groupements de paysans eux-même … sans la ponction de 20 % du CA par des tiers.
    C’est ce qu’on fait les paysans de plusieurs AMAP là où vivent mes parent. Les amapiens s’y retrouvent avec plus de diversité de produits et une totale liberté de commande, les paysans aussi car ça permet d’élargir l’audience auprès d’un public nouveau.
    Il y a eu un petit % d’augmentation des prix pour financer le site internet et sa maintenance + la logistique (frigo, location du local, etc ..) mais c’est minime, très inférieur à ce que prend la ruche et c’est uniquement pour financer l’outil logistique, pas pour payer des actionnaires : le producteur touche 100 % du prix de la vente et garde la maitrise de la chaine car on reste en vente directe
    Le lien consommateur-producteurs est preservé car les producteurs tiennent par roulement le comptoir, sont ouverts aux démarches alternatives exactement comme avant quand ils fournissaient les AMAP et le consommateur peut adhérer à la structure s’il le souhaite pour participer à son fonctionnement.

    C’est local,c’est circuit court, c’est bio et c’est autogéré par les producteurs et consommateurs qui portent eux mêmes ensemble le comptoir.
    Vu de loin, ça me fait plutôt penser à une scoop « mixte », un peu comme le mouvement biocoop à petite échelle
    http://comptoirspaysans.org/

    1. Les prix en AMAP sont incohérents également. Les paysans se plaignent des prix des grandes surfaces mais dès qu’ils vendent en direct, étrangement, les prix sont les mêmes, voir plus chers car ils prétextent une meilleure qualité. Que d’intox ! Et quelle hypocrisie de leur part. Si les paysans, les ruches, les AMAP, etc. étaient moins mercantiles, le consommateur mangerait à meilleurs prix et le producteur aussi. A dénoncer les pratiques de la grande distribution, il apparait, messieurs, mesdames les producteurs, que vous en fassiez de même ! Une honte !!!!

      1. Je suis du même avis que vous tout le monde veut sa part du gâteau alors que nous consommateurs on veut juste manger bio et on nous trompe sur la marchandise.

  2. Très intéressant ; le succès de la RQDO auprès des consommateurs s’explique facilement à Paris, où les AMAP sont saturées de demandes. Il est difficile de consommer local dans une région peu agricole : pas de comptoirs paysans en IDF, très peu de producteurs locaux sur les marchés. Des suggestions ?

  3. bonjour,
    intéressante votre info, mais comment faire pour les personnes qui régulièrement sont absentes de leur domicile et ne peuvent cotiser chaque semaine aux amap ? le fait commander sur internet à une date donnée lorsque l’on sait que nous serons là afin de récupérer nos produits (bio ou non bio) également à une date donnée, mais seulement aux périodes où nous sommes là est quand très très très intéressante !! alors dites moi la solution ? d’autre part nous pouvons rendre visite directement aux agriculteurs sur place donc où est le problème, si ce n’est la direction de ce site par de gros financiers !
    J’attends votre réponse merci

  4. Le système AMAP est une totale aberration économique : les intermédiaires que vous dénoncez apportent de réels services logistiques. Du coup ces services sont payés par les consommateurs, ou des tierces personnes; qui paye l’immobilier du point de vente ? L’achat par avance d’une production annuelle simplifie la vie du producteur, mais c’est le consommateur qui paye (très cher) cette aberration : obligation d’acheter toute l’année, même si on est absent; en économie chaque agent se doit de trouver par lui-même ses débouchés. Autre problème : la fixation des prix; comment le prix d’un produit agricole peut-être fixé une fois pour toutes en début d’année ? Aberrant. En réalité les prix pratiqués sont identiques à ceux du marché, alors que le paysan s’est enlevé beaucoup de contraintes, pour les reporter sur d’autres agents économiques…

    1. Non, les prix pratiqués ne sont certainement pas les mêmes!
      Vous ne devez pas connaitre et fréquenter les AMAP pour en parler ainsi.
      Pour les gens qui décident de leur plein gré (et avec joie) de s’engager dans ces associations, il s’agit justement de ne plus subir le système économique, dont vous parlez comme s’il était une bénédiction ou une solution incontournable.
      Nous sommes nombreux a souhaiter manger mieux pour un prix raisonnable, et en rétribuant le producteur de façon juste. C’est ce que proposent les AMAP. La contrepartie, et elle est minime, est de s’engager et de porter une part du risque sur la récolte. Il n’y a nulle obligation de suivre un quelconque prix du marché, on ne recherche pas le gain maximal, on cherche un équilibre, dans un respect mutuel.

      Par ailleurs, les AMAP sont aussi des lieux de rencontre, d’échanges et de services, de contacts humains ou la solidarité remplace très efficacement les – très rentables et chèrement payés par tous – « services » de la grande distribution.
      De nombreuses AMAP ont des tarifs pour les personnes à bas revenus, elles proposent aussi souvent d’interrompre l’achat du panier pendant ses vacances (Mais on peut aussi l’offrir à quelqu’un qui voudrait découvrir le système… ) Et il n’y a pas d’immobilier du point de vente, car il n’y a pas de point de vente!
      Les AMAP ne sont ni plus ni moins que la recréation de l’achat direct à la ferme, ce qui est de loin le système le moins aberrant économiquement et écologiquement.
      On sort de ce rôle passif et esclavagisant de consommateur vache à lait et c’est tant mieux.

      Personne n’est obligé de choisir ce système, mais je vous souhaite d’y venir un jour.

      1. vous ne devez pas fréquenter une ruche aussi, pour pouvoir affirmer avant autant d’aplomb des faits qui n’existent pas.
        venez à une distribution et discutez avec les membres qui mangent local sans se prendre la tête, et avez des producteurs qui sont de plus en plus nombreux à venir dans les ruches, sans doute parce qu’ils y trouvent là des débouchés tout comme avec les amap.
        Je vous attends avec plaisir !
        Anne, responsable de ruche (depuis cinq ans)

    2. « cette aberration » ….oui c’est une aberration pour les gens qui élèvent l’économie capitaliste au rang de dogme religieux.
      L’Histoire et le monde actuel sont plein d’autres façon de faire qui fonctionnent aussi très bien (et sont humainement plus saines et plus épanouissantes). Je vous conseille d’étudier, de prendre du recul face aux choses que vous jugez si facilement comme « évidente » car aucune construction humaine ne l’est.

  5. Bonjour, je vais a la ruche depuis plusieurs mois et je ne connaissais pas tout le système. Néanmoins, en banlieue parisienne, j’ai tenté l’amap mais cela ne m’a pas convenu : l’ impossibilité de choisir est un problème et durant la saison les mêmes légumes reviennent trop souvent ( nous avons fait des indigestion de courgettes ) et bien entendu ce sont ceux qui ne coûtent quasiment rien, à ce moment, sur les marchés. .. nous avons persévéré, nous nous sommes accrochés mais vraiment ce n’était plus possible… pour le moment les produits de la ruche me conviennent, je favorise les petits producteurs lorsque je suis à la campagne, on verra si on nous propose mieux sur la région parisienne …

  6. Tous les vendeurs sont des voleurs et c’est normal : c’est le monde dans lequel on vit ! De nombreux producteurs se plaignent des prix d’achats de leurs produits mais étrangement, quand ils vendent en direct, ils vendent aussi cher (voir plus) qu’en supermarché. Et la qualité n’est pas forcément meilleure. Quand aux producteurs BIO, ils ne sont quasi jamais contrôlés, ce qui rend les abus faciles. Le consommateur mangera toujours de plus en plus mal, c’est le bussiness qui veut ça 🙁

    1. quand un client achete, il n’est pas volé, il est juste convaincu… A juste titre ou pas, ca, c’est a verifier au cas par cas, mais de là a dire que ce sont tous des voleurs, ca reviendrait a dire que tous les consommateurs sont des pigeons… et non, j’y crois pas, sorry. L’information, le débat, la curiosité, la transparence et l’intégrité sont la clé pour que chacun s’y retrouve en toute confiance… Certainement pas en tirant à boulet rouge sur tous ceux qui palpent…

    2. De quel droit traitez vous de voleurs des producteurs qui travaillent pour produire votre nourriture ?

      Que connaissez vous de leurs couts de revient et de leur rémunération pour parler ainsi ?

      Vous travaillez gratuitement vous ?

    3. salut sapuer nano.
      ancienne contrôleuse dans l’AB je peux vous certifier que les agriculteurs sont contrôlés. Les contrôles durent entre 2 heures et 2 jours (s’il y a de la transfo ect), des prélèvements sont effectués et la compta passée au peigne fin…
      Donc laissez moi vous dire que votre commentaire est totalement infondé, totalement faux et injustifié.

  7. Rien que le nom et sa symbolique m’avaient interpellé On nous appelle les petites abeilles. …. mais qui récolte et se gave du miel? Niel!
    Je suis pas mécontent que ma parano apparente ait croisée l’info de votre article. Merci.

  8. Alors, on laisse la distribution en circuit court aux AMAP ? Les privilégiés qui en font partie sont donc les seuls à avoir accès à ce mode de distribution ? Non, mais, arrêtons un peu avec les bons et les méchants. Je fais partie d’une ruche vertueuse (les prix sont mini et les filles qui tiennent cette ruche financent un projet solidaire) et certes, si le modèle est criticable, celui des AMAP l’est aussi : il est très peu démocratique et n’est pas près de vulgariser la bio et le circuit court auprès des consommateurs, c’est un réseau fermé.

    Les producteurs ne sont pas non plus contre les ruches. C’est un mode de distribution alternatif à la distribution en AMAP et sont assez contents de pouvoir vendre leur trop plein de blettes ou de choux, dont les AMAP sont saturés.

    1. Рома Чудо – ты страшный человек. :)Я думаю, такие не стоит делать песни. Ведь есть у них и нормальные интересные песни не про наркоту, которые можно слушать. И как была статья «ÃÂ¢ÃÂ²ÃÂ¾Ã‘€Ñ‡ÐµÑÐºÐ°Ñ шизофрения», артист несет АÂ‘‚ветстòÐõнноѾть, за то что им сказано перед слушателем. Какой они могут, показать пример молодеже!?

  9. Il y a de la place pour tout le monde …
    Le problème est que les AMAP ont une politique et un mode de fonctionnement qui leur est spécifique et qu’elles ne veulent pas voire revendiqué par des structures de type start-up hautement mercantiles.

  10. Oh comme c’est ballot, l’auteur de l’article « oublie » de donner toute l’information !

    1) les AMAP « collectent » (c’est obligatoire) 11 euros par amapiens et par producteurs, au titre de l’adhésion à l’amap. Cet argent va à la structure départementale sise où l’amap se trouve. Pour l’Isère, il s’agit de Alliance PEC Isère (PEC = Paysans, Écologistes, Consommateurs). Il en va de même pour tous les départements.

    2) En plus de ces 11 euros, chaque producteurs doit reverser un pourcentage de ses bénéfices réalisés avec les AMAP à la structure de son département.

    3) Alliance PEC nom-du-département collecte les cotisations, les reverse à Alliance PEC région (pour l’isère, il s’agira d’Alliance PEC Rhone Alpes), qui les reverse à MIRAMAP, une structure opaque basée à Paris.

    4) Seulement 45% des sommes collectées retournent sur le terrain, où elles servent à payer les salaires des petits amis de cette organisation pyramidale (ainsi que l’achat de stands dans quelques expo/foires bio locales), lesquels ne rendent aucun service sur le terrain aux AMAPS et aux amapiens. Listes d’attentes périmées, mise en concurence des producteurs les une contre les autres, relais de la propagande européenne (qui pousse à vendre du bois de chauffe aux citadins !!), etc.

    Bref, avant de voir la paille dans l’œil des RQDO, les AMAP feraient mieux de regarder la poutre…

  11. En fait moi ce qui me pose un réel problème c’est de vouloir passer par un circuit court sans engraisser de grosses structures à l’éthique hautement douteuse et que l’on se retrouve avec la ruche qui dit oui à être encore avec ce genre de personnes qui chapeautent : les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org) entre autres. Ce qui reviendrait à me faire tourner en bourrique : je boycotte nestlé et grandes surfaces pour essayer de courcircuiter en partie un monde par troup matérialiste n en passant par un achat qui finalement a à sa tête les mêmes personnes avides d’argent et de pouvoir … consommer local et bio c’est aussi vouloir vivre dans un monde moins mercantile et plus humain ; j’ai bien peur que Mr Niel , Simoncini et autre ne soient pas dans cette optique

    1. ca n’est pas parfait, c vrai… Perso, je n’avais pas pensé à ca, je n’avais jamais eu cette info, et je suis bien content d’avoir lu cet article. En tant que cueilleur-artisan-transformateur, je suis interessé par ces reseaux, mais ne me suis pas encore renseigné, autant dire que c pas demain que j’en ferais partie. Mais là, je suis assez surpris, et mon avis change radicalement, ca ne m’interesse vraiment plus… Cela dit, meme si ce n’est pas parfait, et que ce sont des mercantiles qui sont aux manettes, je trouve ca toujours mieux que les hyper et super marché, dans lesquels il y a encore bocou trop de gens qui y trainent, selon moi. Ce n’est pas parfait, encore une fois, et rien que pour ca, il y aura encore des initiatives proposées, encore plus propres, encore plus simples, encore plus humaines… Bref, l’évolution, quoi ! 😉 De mon coté, je coupe tout détour entre le producteur et le consommateur, puisque je cueille (sauvage), transforme, mets en pots, et vend moi meme les fruits de ma production. C pas simple tous les jours, mais je sais au moins comment tout fonctionne, et je trouve que je me rapproche toujours plus de ce que devrait etre le commerce selon moi : un echange serti d’une bonne et franche poignée de main. Mes clients rencontrent directement celui qui met en place toute la chaine, depuis la terre, jusqu’à l’assiette, et sont ravis d’en apprendre autant sur ce qu’ils trouvent si bon. Je cherche quelques reseaux de distribution, mais a echelle tres locale (epicerie fine independante, groupements d’achats, etc…), et surtout, c’est un vrai plaisir pour moi de pouvoir conter ce qui me passionne en détail, et c là que je suis super fier 😀 Enfin, voila, c une idée, mon idée… Belle soirée 🙂

  12. Nous avions pris un abonnement à la RQDO et nous avons trouvé à chaque commande un produit qui était abimé, pas bon . Exemple radis tous mous , salade avec un cœur pourri, etc…ET SURTOUT PERSONNE A QUI SE PLAINDRE. Le fournisseur était toujours occupé aileurs. Nous avons arrêté rapidement.

    Amina

    1. J’ai toujours trouvé de bons produits à ma ruche (Versailles Montreuil) que ce soit les légumes, le pain ou pâtisserie, la viande, le laitage … Pourvu que ça dure ! J’achète aussi directement aux producteurs (panier bio Cergy, livré à la gare de Puteaux les lundis soirs) avec quelques surprises parfois (des pommes toutes petites – mais juteuses et pleine de goût, des carottes qui sortent de terre le matin avec leurs fanes et encore pleine de terre, pareil pour les radis …). ça change du supermarché (bio également) où il y a plus de choix (les légumes viennent de plus loin, fournisseurs multiples …), et où tout est nickel et y’a plus qu’à ranger au frigo ! Ce système (ruche + direct producteur) me convient pour le moment car je ne passe pas de commande quand nous sommes en vacances, quand je n’ai pas le temps … Et il n’y a pas d’abonnement. Je réalise aussi depuis que nous achetons local (ruche et direct producteur) que la grande distribution rend aussi service ! Je pense qu’il y a de place pour tout le monde (AMAP, RQDO, producteurs …) et qu’en tant que consommateur, nous sommes libres – dans une certaine mesure – de choisir ce qui nous convient le mieux.
      PS : notons que faire les courses devient plus compliquées depuis ! Avant, c’était une fois par semaine, tout supermarché (où nous avions un excellent contact avec le boucher qui nous conseille, le responsable du rayon primeur qui nous explique parfois que les fruits que nous choisissons ne sont pas de saison alors pas forcément bons …). Maintenant, c’est panier bio cergy (lundi) + ruche (mardi, 1 fois tous les 15 jours, pas de distribution pendant les vacances scolaires) + boucher du quartier (pour avoir de la viande sans conservateur et de bonne qualité) + grande surface et Naturalia aussi … Heureusement que les enfants ont grandi et que nous avons plus de temps !!!

  13. Merci, j’ai pas mal appris en lisant cet article. Je suis moi meme interessé en tant que cueilleur-transformateur par ces réseaux, dont je ne sais pas grand chose pour le moment (pas pris le temps pour ca). Mais cet article relate le genre d’info qui chasse rapidement mon indécision. Pour ma part, il n’y a aucun intermédiaire entre moi et mes clients, car je cueille (sauvage), transforme et vends moi meme ma production, et étant de la cueillette sauvage, la partie agricole m’incombe peu… C moi qui gere toute la chaine depuis la terre jusqu’à l’assiette, c ce que je voulais faire depuis longtemps, par principe, par conviction, et par simplicité, pour essayer de redonner le gout aux gens de retrouver tous les jours la dimension humaine dans chacun de leurs gestes, l’activité locale, la proximité avec des gens qui savent faire de belles et bonnes choses, et qui méritent parfois qu’on rajoute quelques efforts par reconnaissance, et meme par gout ! J’ai pas de lecons a donner, je voulais juste partager un peu mon experience directe, je me suis dit que ca pourrait ptet inspirer quelques personnes, sait on jamais… 😉 Belle soirée à toutes et tous…

  14. Petite erreur de conjugaison : nous vous laissons deviner. (au lieu de « nous vous laissons devinez »).
    Je suis d’accord avec vous. Courage!!

  15. Sabadie

    Bon ben je crois que je vais continuer à aller à mon petit marché du jeudi matin où il y des légumes bio, du pain de l a charcuterie et laitages artisanaux, comme cela je ne fâcherai personne (enfin c’est pas sûr).

  16. Bonjour, j’habite à Paris et je m’intéresse depuis peu aux AMAP et a la RQDO. Je ne pense pas qu’un système soit bien meilleur ou moins bon il répond à des besoins très spécifiques. Dans mon cas, en « bon parisien » (ou mauvais c’est selon) ce qui me manque c’est le temps. Je veux bien payer une amap a l’année je veux bien aller chercher la marchandise toute les semaines mais consacrer du temps à l’organisation et visiter les fermes désolé mais ça ne rentre pas dans mon agenda. Je rentre chez moi a plus de 20h crevé et je ne peux pas me consacrer aux autres au delà de l’aspect financier. Je pense que si je me tourne vers quelque chose c’est plutôt la RQDO pour des raisons pratiques.

  17. Je vois que le débat est toujours d’actualité et j’en suis toujours surpris. J’avoue qu’il a suscité une intense réflexion (pour les plus curieux voir l’article sur mon blog, vos commentaires sont les bienvenus) et c’est une bonne chose, mais comme je n’aime pas la radicalité je serai plus dans la nuance. Pourquoi opposer les deux concepts ? Oui LA Ruche Qui Dit Oui est une startup, qui a levé des fonds pour se développer. Mais depuis 5 ans elle me permet juste de consommer local et de rencontrer des producteurs que je n’aurais probablement jamais connus autrement. Je ne suis pas le seul, force est de constater que de nombreux consommateurs plébiscitent ce système. Il s’agit bien d’un nouveau moyen de distribution, via Internet, qui répond à un véritable besoin, et n’ayons pas peur des mots qui constitue un vrai marché qui était « délaissé » jusque là.

    Le débat est finalement stérile. Les AMAP font un travail remarquable signe d’un engagement personnel et social dans l’objectif de soutenir un ou plusieurs paysans dans le sens le plus noble du terme. Attention toutefois à ne pas faire fuir de potentiels adhérents à vouloir trop rejeter l’aspect commercial d’un concept qui peut constituer un premier pas sur le chemin du consommer local et d’une certaine prise de conscience plus large.

    Ce n’est certainement pas dans les positions extrêmes que réside l’équilibre. Si les deux modèles semblent différents, ils parviennent tout autant à rapprocher producteurs et consommateurs, à eux de juger lequel répond le mieux à leurs besoins et à leur philosophie ou pourquoi pas participer aux deux concepts.

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